lundi 2 avril 2012

Masculin-Féminin

Masculin-Féminin

Impossible Danse 

Lorsque l’on s’intéresse de près au couple masculin-féminin, on remarque l’existence d’un certain nombre de valeurs universellement attribuées au masculin et au féminin. Dès l’antiquité, l’opposition masculin-féminin s’apparente à celle de deux principes cosmiques. Et, dans la pensée occidentale, cette thèse a été soutenue, de façon récurrente, de la philosophie présocratique aux philosophies de la nature.
Par la suite, de cette opposition au première aborde anodine, découla une forme de ségrégation des sexes. Certain lieu devinrent réservé aux seuls hommes, comme par exemple le café. L’homme, au cours de l’histoire humaine, s’arroge un pouvoir exclusif sur la femme. Le sujet qui accomplit la pénétration devient celui qui domine. D’ailleurs, Aristote voit en la femme un homme manqué. L’étude comparée des systèmes de pensée dans les différentes cultures humaines révèle que les valeurs masculines sont assimilées à des principes actifs et les valeurs féminines à des principes passifs.
De ce fait, dans la cité grec, l’amour des garçons et la philia qui l’entoure peuvent donc coexister sans difficulté avec le mariage. Puisque, compte tenu de la supériorité masculin en tant qu’être actif, l’amour des garçons comporte des exigences éthiques plus grandes que la relation conjugale.
On peut constater le même type de rapport au sein des sociétés primitives, où la femme devient un objet d’échange, de communication entre les mâles du groupe. L’explication la plus immédiate et la plus évidente de ce fait est de rendre compte de cette universalité à partir du fait organique de la différence sexuelle. Ce réductionnisme biologique est par exemple affirmé et argumenté par la psychanalyse freudienne. Une autre réponse contemporaine, faire dériver cette opposition, et les systèmes catégoriaux qu’elle subsume, du social et du culturel en général. Et cette thèse de l’origine culturelle de la structure d’opposition symbolique masculin-féminin est défendu par de nombreuses écoles de pensée dans les sciences humaines, tel le marxisme.
Par conséquent, pendant très longtemps et malgré quelque sursaut de lucidité, comme l’exprime le stoïcisme tardif en réduisant, dans une certaine mesure, l’inégalité entre homme et la femme au point d’envisager la relation conjugale comme un compagnonnage affectueux et l’amour courtois qui rompe d’une certaine façon avec l’exploitation de la femme par l’homme dans le mariage ; la femme fut objet ou victime. Néanmoins, à l’heure actuelle, on peut constater dans une certaine mesure un revirement de situation, désormais une formation intellectuelle est accessible aux femmes. La femme peut alors jouer un rôle dans la société et grâce aux progrès la femme peut se décentrer de son rôle de mère. Il devient impossible de garder la traditionnelle ségrégation sexuelle et de confiner la femme dans les tâches ménagères et éducatives.
Elle n’est plus aliéné, réduite à la fonction de génitrix. Dorénavant, homme et femme peuvent trouver un terrain commun et faire ensemble. La femme apparaît alors à l’homme comme un besoin, une nécessité. L’homme isolé comme la femme isolée s’égarent dans une aliénation où s’oublie leur complémentarité.
Du reste, on prend de plus en plus conscience que l’homme comme la femme sont chacun à la fois masculin et féminin.
Pour conclure, il semble essentielle de souligner que l’opposition masculin-feminin se défini comme l’affrontement de deux polarité sexuelle. Un jeu de complémentarité et de lutte. Qui plus est, la différence homme femme reste encore à préciser, il y a certes des différences morphologique mais elles sont moins fondamentales qu’elles ne paraissent. Puisque les hormones homme et femme diffèrent très peu chimiquement. Est on en droit alors de penser que c’est essentiellement dans la relation que se manifeste la différence ?

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